Carte blanche de Carmen Madrid : retour sur les élections espagnoles


C’est dans un climat de tension que les Espagnols étaient convoqués aux urnes, ce dimanche 9 mars, pour élire leurs députés et leurs sénateurs : en effet, l’attentat perpétré par l’ETA qui a coûté la vie à un élu socialiste a rappelé les tragiques circonstances des dernières élections de 2004.

Le taux élevé de participation -75%-, répond à un appel au respect de la démocratie, face à toute tentative de déstabilisation et d’atteinte au droit le plus fondamental : celui du droit à la vie.

Ce n’est pas un hasard si le choix des Espagnols s’est porté sur le PSOE, au pouvoir depuis 2004. Comme l’avait montré Juan Fernando Lopez Aguilar lors du séminaire GRE ( Gauche réformiste européenne) d’ octobre dernier (lien site VPE), les actions du gouvernement durant cette législature se sont largement inscrites dans une politique de gauche, progressiste au service des plus défavorisés et des oubliés de nos sociétés modernes. Pensionnés, personnes dépendantes, jeunes en situations précaires ont été les cibles des mesures sociales les plus importantes de ce gouvernement. Cette politique de redistribution des richesses n’a été possible que par une politique économique efficace. Une meilleure productivité, un budget qui dégage des surplus et un investissement croissant dans l’éducation, la recherche et les infrastructures sont les piliers de la politique de Zapatero.

Bien sûr, le terrorisme a été et reste un problème majeur pour le citoyen espagnol. Les efforts déployés par Zapatero pour enrayer ce fléau n’ont pas été suffisants. Mais existe –il une alternative ? Le Parti Populaire ( PP) s’est obstiné ces quatre années de législature à marquer une résistance sans limite à toute proposition issue de la majorité, servant ainsi les intérêts de ceux qui n’ont comme outil que les armes et la peur.

Les Espagnols ne s’y sont pas trompés face à une droite, de plus en plus à droite qui pendant ces quatre années a éveillé le spectre d’une droite d’antan, nie le besoin de cohésion et refuse le dialogue, une extrême gauche peu réaliste qui ne trouve plus sa place dans l’échiquier politique, le PSOE offrait, dans la lignée de l’action entreprise ces quatre dernières années, un programme progressiste, moderne, responsable et clairement à gauche, alliant une économie forte au service du bien être de tous les citoyens et d”une justice sociale efficace.

Le PSOE a obtenu une majorité largement suffisante qui lui permettra de continuer à faire progresser la société espagnole devenue pour le reste de l’Europe une référence en terme de politique économique sociale.

Une victoire à gauche en Espagne qui mettra, espérons-le, un terme à une succession d’échecs électoraux subis par la gauche en Europe.

Enfin le bout du tunnel ?

Carmen Madrid
Membre du PSOE Bruxelles
et de Gauche réformiste européenne

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